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Andaloussiate

Andaloussiate


La poèsie et la musique andalouse à l'honneur le 13, 14, 15 juin 2011 à Tlemcen

Publié par Andaloussiate sur 13 Juin 2011, 20:39pm

Catégories : #Manifs Culturelles & Festivals

 

 

 

Affiche-colloque.gif

 

 

Pour retrouver le programme de ce grand colloque international

Cliquez-ici 

 

 

Tlemcen: Un colloque international sur la poésie et la musique andalouse (article paru le 13/06/2011)

par Belbachir Djelloul

 

Enfin une rencontre académique sur cet art ancestral qu'est la musique andalouse : elle sera organisée conjointement entre l'université Abou Bakr Belkaïd de Tlemcen et le CNRPAH d'Alger (centre national de recherches préhistoriques, anthropologiques et historiques) un établissement qui a été choisi par le ministère de la Culture comme étant le département qui organise les douze colloques programmés durant l'évènement exceptionnel que vit la capitale des Zianides depuis le début de cette année.

En effet, dans le cadre de Tlemcen capitale de la culture islamique 2011, le nouveau palais de la culture d'Imama abritera les 13,14 et 15 juin prochains un colloque international sur la musique dite arabo-andalouse et qui verra la participation d'une quarantaine d'intervenants, venus de plusieurs universités étrangères comme l'Espagne, la France, l'Allemagne, la Finlande, la Tunisie, le Maroc, les Etats-Unis, la Turquie etc. de grands spécialistes, algériens et étrangers, échangeront leur point de vue sur la structure de la nouba andalouse mais aussi sur son mode de fonctionnement et les différentes approches didactiques quant à son apprentissage et donc à sa préservation. Les amoureux de cette musique auront l'occasion d'assister à des communications de haut niveau et qui porteront sur deux grands axes importants : le texte andalou chanté et la musique qui l'accompagne.

Depuis une vingtaine de jours déjà, l'université de Tlemcen a mis en place, en partenariat avec l'association musicale «Gharnata», des Masters class pour initier des jeunes de moins de 20 ans à jouer de la Kouitra, du Rebeb et à la pratique du chant : une idée originale qu'il faudrait multiplier dans l'avenir, surtout que les lauréats seront récompensés à l'issue du colloque par décision d'un jury mis en place par la société musicale.

 

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Youssef 24/09/2011 21:39



Salut Mohamed, salut à tous,


Le commentaire sur les journées de juin n'était qu'un rapide survol des interventions.


Quant aux bashraf (tels qu'abordés par notre ami Saadaoui) il ne faut pas me faire dire ce que je n'ai pas dit.


En lisant l'article (merci pour cet éclairage technique) on se rend compte que la structure exposée n'a rien à voir avec la structure des bachraf et tshambar algériens actuels.


Quant aux rapprochement entre bashraf tunisiens et turcs il faudrait consulter les tunisiens ... qui ma foi aiment à répéter que leurs baschraf se démarquent nettement des pièces turques (voir
Guettat à ce propos). 


Le travail sur les autres musiques (comme celui que mène notre ami Saadaoui) peut s'avérer très fécond pour notre musique. Telle est ma conviction. Mais cette démarche ne peut pas concerner
"directement" notre (avec toutes les limitations) répertoire.


Bon courage pour la suite de ta recherche et de ta démarche


Et bonne continuation au site


Youssef



Mohamed SAADAOUI 14/09/2011 13:29



Pour répondre à Youssef qui disait dans son commentaire, de façon indirecte, que la conférence donnée à Tlemcen sur les Beshrafs ne concernait pas la musique algérienne ni tunisienne d'ailleurs.
Je publie l'integralité de la ma conférence en guise de réponse. 


Etude
analytique et comparative des Beshrafs


Turcs,
tunisiens et algériens


 


Le mot « Beshraf »
dérive de deux termes persans « Bish » et « rou » qui signifient "aller de l’avant". Le mot Bishrou a été transformé par les turcs pour devenir Peshrev puis par les arabes pour devenir
Beshraf. Il s'agit, en fait, d'une pièce instrumentale qui est exécutée par l'ensemble des musiciens d'un orchestre donné, en ouverture d'un concert ou d’une suite modale comme c’est le cas du
Fasil de la musique classique turque.


 


Le Beshraf, de
création turque, a connu un grand intérêt et un grand développement dans les pays du moyen orient et de l’Asie mineure. En effet, des centaines de pièces ont été composées dans ces pays là, mais
la Turquie en compte, évidemment, le plus grand nombre.  Beaucoup de Beshrafs turcs ont été carrément adoptés par les musiciens arabes et adaptés à leur système musical. Le
Beshraf est construit sur une structure particulière en parties et sur un socle rythmique, le plus souvent, à cycles longs.


 


Le Beshraf prend le
nom du mode ou du Maqam utilisé et se compose de 5 parties  qui sont : Khana 1, Khana 2, Khana 3, Khana 4 et le Teslim. Le mot Teslim, qui veut dire refrain, est un mot à la
fois arabe et turc. Cette partie appelée Teslim se répète après chaque Khana. Il est plus juste d’utiliser le mot «  Lazima » à celui de « Teslim » bien que ce dernier soit le
terme généralement usité.


 


Dans l'esprit de
composition du Beshraf turc et arabe, le rythme, qui peut être des plus variés, est le même pour les 5 parties. Autrement dit, un Beshraf oriental ne peut avoir qu’un seul rythme, contrairement
aux Basharif maghrébins. Parmi les rythmes utilisés, on peut citer : Adawr-El-Kabir, (28/4), qui veut dire le grand cycle ; ,Al-Mukhames ( 32/4) on ne sait pas pourquoi on l'a appelé ainsi,
puisque Mukhames veut dire 5 parties et le rythme en question n'est pas divisible par 5 ; Tchenber (24/4) qui veut dire cercle en persan ; Zendjir qui veut dire chaîne, a été donné à ce rythme
parce qu'il est constitué de l'enchaînement de 5 rythmes (120/4 = 16/4+20/4+24/4+28/4+32/4), Al-Fakhté (20/4) qui signifie en persan la tourterelle ; Al-Khafif (32/4), Thaqil (48/4), Tchifté
Duyek (16/4), Al-Khawi (64/4) et bien d'autres.


 


La structure du
Beshraf n'a d'équivalent, dans sa structure, que le Sama'i comme pièce instrumental d'introduction. Le Sama'i, qui est un dérivé du Beshraf, possède un rythme propre, appelé Aksak Sama'i (D – T T
– D– T – T) pour les turcs et Sama'i Thaqil (D - - T – D D T - -) pour les musiciens arabes. [D représente le doum ou temps fort ; T, tac ou temps faible, - représente le silence]. La mesure de
ce rythme est un 10/8, c'est-à-dire que la mesure contient 10 croches. Les trois 1ères Khanat et le Teslim sont composés sur ce rythme, c'est-à-dire sur le 10/8 ce qui n'est pas le cas de la
KHANA 4 qui possède un rythme propre, léger, qui peut être soit un 6/8 ou Sama'i Dardj, retrouvé dans beaucoup de pièces, un ¾ ou un 3/8, appelé Sama'i Taïr et dont le tempo est en général le
double du ¾, enfin 7/8.


La composition du
Beshraf, comme celle du Sama'i, d'ailleurs, obéit à des règles particulières :


la composition de la
1ère et 4ème Khana et du Teslim se fait sur le même mode, celui qui porte le nom du Beshraf,




Youssef 17/06/2011 17:58



Salut, 


Les actes des colloques sont en général publiés et sont disponibles au niveau des centres de recherche ou sur les sites Intenet correpondants.


Pour le Colloque 2011 il n'y a eu que Quatre (Alger , Constantine,  Tunisie et Maroc) interventions "techniques" qui aboutissent toutes à même conclusion à savoir la nécessité de (penser à)
"restaurer" certaines pièces du répertoire. Et cet aspect va concerner les musiciens dans la pratique du répertoire.


Question: Les associations sont-elles prètes à jouer le jeu de la Resturation  comme par le passé (1910-30-40-50) elles ont joué le jeu de la Sauvegarde en "réformant" (voire en déformant)
la musique des Maalem ?


Une intervention technique sur l'architecture des Bashrafs mais cela ne concernait que de loin le répertoire algérien (ou tunisien) ou comment puiser des éléments techniques dans d'autres
musiques pour espérer comprendre notre musique.


 Des interventions qui ne concernaient que les musicologues (histoire, ethno, la littérature, etc.) ou les éducateurs (méthodes à appliquer pour l'enseignement de la musique et là les
associations étaient représentées - Algérie, France -).


Voilà un bref survol des interventions. 


On aurait aimé avoir Dar El Gharnatia parmi nous mais il y avait Mezghana d'Alger... 


Voilà cher Président; le colloque a au moins servi à faire le point sur certaines recherches. Il a montré que les éléments puisés dans le passé et dans sa riche littérature ne font plus avancer
la recherche en musique si on n'arrive pas à les mettre en relation avec les répertoires actuels. 


La musique évolue.., c'est ainsi et c'est heureux.


Youssef


 



kherrous boualem 14/06/2011 17:02



Bonjour, un colloque internationale sur la musique andalouse s'est bien ,très bien même, mais au profit de qui ? Des universitaires, mais ceux qui la pratique, la sauvegarde, veille à sa
promotion ont''ils leurs places dans ce forum, profitent'ils des travaux et des communications? Désolé, mais les associations fer de lance de cet art culturel sont toujours les oubliées, donc à
notre  humble avis ce genre de rencontres académiques ne servent en défénitive à rien, puisqu'elles ne donnent pas de la matière aux véritables intéressés, aucun document transmis aux
associations à la suite de ces rencontres etc...



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