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Andaloussiate

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Une étoile filante...nommée "Imène Sahir"

Publié par Andaloussiate sur 8 Février 2011, 19:14pm

Catégories : #Coup 2 coeur!

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Née le 22 avril 1988 à Alger centre dans un milieu de mélomane de la musique andalouse, elle a été bercée par ce style de musique grâce à sa maman, ancienne élève du conservatoire d'Alger et de l'association El Djazairia El Mousilia. Celle-ci l’a initiée à l’écoute et à l’interprétation bien avant qu'elle ne rejoigne d'association ; sans oublier son grand père maternel, illustre poète et écrivain, et  ancien membre de l'association des oulamas où une commission fut chargée de la correction des textes poétiques de la musique andalouse.

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Toute cette ambiance a suscité en elle l’amour et la volonté d'apprendre cette musique, c'est alors qu'en 1996, elle rejoint l'association El Djenadia de Boufarik à l'âge de 8 ans, et dès ses débuts au sein du groupe, le professeur Moussa Haroun, disciple du grand maitre cheikh Abdelkrim Dali, a remarqué sa prédisposition à assimiler rapidement les cours dispensés.

En 1998, au festival de la musique andalouse à Blida, Imene fait ses début en qualité de soliste et depuis ce jour, elle s’imposa et ne cessa de confirmer les espoirs et la confiance placée en elle par son chef d’orchestre,  et d’honorer l’association dans plusieurs manifestations culturelles à l’échelle régionale, nationale et internationale.

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Avec cette association, Imene a laissé sa trace également sur des supports audiovisuels, notamment les différents CDs enregistrés, dont une nouba mezdj « maya-rasd eddil », à l’âge de 15ans, où elle interpréta le btaihi « lahat min sanahou », ainsi que l’istikhbar vocal et instrumental au violon. Aussi, une nouba dans le mode Ghrib ou elle interpréta un mçadar « joulou ma 3indi », l’istikbar vocal et instrumental au violon toujours, sans oublier sa rencontre avec celui qui fut le professeur, et l’ami, feu Tarik Hamouche, interprète et musicien de talent qui a marqué tout ceux qui l’on connu par sa générosité et ses qualités morales, et avec lequel elle a beaucoup appris notamment les techniques d’exécution de la nouba dans ses différents modes .

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Imene avec Cheikh Sid Ahmed Seri et Abdelouahab Nefil (août 2009)

En 2OO4, elle rejoint l’association Dar El Gharnatia de Kolea, sous l’insistance de feu Mahieddine Bellouti, ancien président de l’association  et ou elle n’a cessé d’élargir ses connaissances musicales dans le style çanaa. Notons que Imene a enregistré d’autres CDs, à savoir une nouba dans le mode Zidane, dans laquelle elle interpréta un btaihi « maàchouk min ghaidi el hissen », et noubat inkilabat & hawzi, où elle interpréta un inkilab Zidane «  ana kad kana li khalil », un istikhbar ghrib vocal, ainsi qu’un hawzi « abkay besslama watni wa mchit ».

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  Cheikh Moulay Ahmed Benkrizi, Imene, Saâdane Benbabaali, Nadia Ould Moussa (décembre 2009)

Sans oublier sa participation aux  différentes manifestations (festivals nationaux et internationaux, concours, soirées officielles organisées par de hautes personnalités politiques ….)

En 2008, elle sorti son premier album en solo, une nouba dans le mode ghrib. Ce CD a été réalisé en collaboration avec Mr Abdelhadi Boukoura, et la contribution  de l’orchestre de Dar El Gharnatia, et de quelques éléments de l’association des Beaux Arts d’Alger.

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Au cours de la même année, elle rejoint l’Orchestre Régional d’Alger sous la direction de Mr Zerrouk Mokdad, ainsi que l’orchestre national de musique andalouse dirigé par Mr Rachid Guerbas au sein duquel elle évolue jusqu’à ce jour.

 Au mois d’août 2010, Imene participa au concours national de la chanson chaàbi sous la tutelle du ministère de la culture, représenté par Mr  Abdelkader Bendameche, ou elle fut lauréate du 2ème prix sur 32 candidats sélectionnés à l’échelle nationale.

Imene est licenciée en sciences juridiques et administratives. Actuellement, elle prépare un  magister en droit pénal. 

 

                   Avec Hacene Benchoubane                                           Avec Zerrouk Mokdad

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 avec iran Imene accompagnant une troupe iranienne de Ispahan (juillet 2010) 

   Ibn-Baja.jpg  Imene avec l'orchestre Ibn Baja (décembre 2010) 

  DSC00026.JPGImene accompagnée de l'orchestre d'El Djennadia (Ramadhan 2008)

 

* En plus de sa voix angélique, Imene est aussi une musicienne hors pair... Appréciez ce jeu instrumental dans le mode Ghrib: 

 

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imene sahir 25/03/2011 13:13



Tout d'abord je tiens a te remercier ma chére Kawther pour ce bel article que tu m'as consacré, je suis vraiment emue je ne trouve pas quoi dire  à part merci à tous pour ces encouragements
ça me va droit au coeur vraiment,inchallah je vais tout donner pour rester a la hauteur de vos ésperances tout en gardant les pieds sur terre car la modestie est l'une de mes principales qualités
et qui me permet d'avancer dans tout les domaines que j'entreprends,merci à toi djellou,Redha,Zouhir,Karim,Mounir quand a toi Ryad ton commentaire m'a vraiment touché car tu m'as rappelé tout ces
bons moments qu'on a passé ensemble à Constantine   avec les membres de votre honorable association c'était vraiment innoubliable ,j'éspere qu'on se reverra bientôt


merci encore Kawther et longue vie à ce blog



Mounir 11/02/2011 12:48



C'était juste un petit conseil, tant de talents prometteurs se sont "égarés", la scène artistique en regorge. D'autant plus que non seulement elle a du talent, mais elle peut progresser dans
certains domaines du chant andalou (j'en parlerai à la concernée le moment voulu), c'est là où le travail BIEN ENCADRE intervient. Maintenant si c'est pour abonder dans les superlatifs sur les
chanteurs et musiciens dans cette musique, je crois que d'autres sites s'en chargent, et ils s'en chargent si bien.


Mais c'était juste un peut conseil, si toutefois on pourrait se permettre de donner des conseils. Libre à chacun de faire ce qui lui fait plaisir. ce n'est que de la musique après tout.



Karim 10/02/2011 21:52


Mon cher Mounir, travailler est une chose évidente pour tous les métiers du monde et cela durant toute notre vie. Pourquoi, a chaque qu'un jeune a plus de talent que des "grands", on dit qu'il doit
encore travailler! Pourquoi un jeune ne peut pas être jugé comme une personne normale! Vous allez dire à cheikh Mohamed Khaznadji qu'il est un grand interprete, mais qu'il doit encore travailler?


Mounir 10/02/2011 13:13



Elle a du potentiel, ça c'est indéniable, mais le talent c'est aussi du travail, beaucoup de travail. Si elle sera encadré par des vrais professeurs, elle sera la meilleure et personne ne pourra
l'égaler.



Ryad 10/02/2011 10:55



Je souhaiterais apporter mon témoignage autant que musicien de l'association Nassim El-Andalous et autant qu'ami à la Chikha Imène Sahir.
J'expliquerais dans ce qui suit les raisons qui m'ont amené à lui attribuer ce surnom "Chikha", réservé aux élites de la musique andalouse.


Ma chance est inouïe et mon plaisir est  énorme d'avoir connu cette talentueuse "Chikha", la
première raison pour laquelle je l'appelle ainsi, c'est son époustouflante maitrise vocale et instrumentale. Alors qu'elle était encore avec l'association Dar El Ghernatia en 2007, nos 2
associations se sont croisées lors d'un festival à Constantine. Avant les prestations, et comme tous les musiciens des associations, qui ont l'habitude de prendre leurs instruments pour
s'exercer, répéter et se mettre dans l'ambiance de la soirée. J'avais pris mon luth et me mettait à jouer dans le hall de l'hôtel, quelques morceaux de notre cher patrimoine. Un membre de
l'association Dar El Ghernatia est venu se joindre à moi, il s'agit de Rafie, un sympathique musicien au luth, que je salue par l'occasion, avec qui j'ai partagé de bons moments. Puis, quelques
minutes plus tard.. la "Chikha", et oui, elle est venue se joindre à nous. Inconnu encore pour moi à cette époque, elle m'a surpris par un délicieux Istikhbar Arak, puis elle s'est mise à jouer
de tous les instruments aux alentours : Kwithra, Violon, Mandoline !


Mais plus de temps pour continuer ce partage musical, c'est déjà le moment du souper, la soirée va débuter dans 2 heures. Je me prépare donc
rapidement dans ma chambre, costume et cravate oblige, instrument et paroles à la main. Au sous-sol, le restaurant est déjà complet ! Au menu : El Jari ! La fameuse soupe constantinoise, hmmm. On
se met par 4  à table, et qui partage la mienne ? Et oui, vous avez vu juste, la "Chikha" ! Une discussion musicale s'installe et je prends compte de
la profondeur de ses connaissances de la musique andalouse et des maitres qu'elle a côtoyé ou pris comme professeurs, confortant ainsi ma thèse une seconde fois pour laquelle je l'appelle
"Chikha" ! Mais il faut encore une fois se dépêcher, le car nous attend, direction le théâtre de Constantine…


La soirée commence par du malouf, au grand bonheur du public qui acclame sa figure locale : Salim Fergani. Par la suite, c’est notre tour, au
programme une nouba Maya, contenant les meilleurs pièces concoctés par le travail remarquable de plusieurs années, réalisé par le trio qui a fait briller l'association Nassim El Andalous : Yahia
Ghoul, Belkacem Ghoul et feu Amine Mesli.


Après cela, la soirée s’achève pour le public mais pas pour les musiciens, qui de retour à l'hôtel, se partagent les fausses notes qui se sont
glissés, les rires et les sentiments de la soirée. A cet effet, je dois signaler la grande générosité de l'association Dar El Ghernatia, qui nous ont gâté par des sucreries et des fruits secs,
preuve des liens solides que tissent les 2 associations. Pour la fin, je vous réserve la troisième raison pour laquelle elle mérite ce surnom de "Chikha" !


En effet, vers la fin de cette belle soirée, 3 membres de notre association dont je faisais partie se sont réunis avec 3 membres de
l'association Dar El Ghernatia dont elle faisait partie. Le but, étant de découvrir les différences et les similitudes d'interprétation  existantes
entre les 2 écoles de musique andalouse : l'école d'Alger que représente son association et l'école de Tlemcen que représente la mienne. Nous nous sommes pris alors à un jeu de mémoire que j'aime
beaucoup, il s'agit de choisir au hasard un poème du recueil  des pièces de la sanaâ, les fameuses pièces qui composent les Noubats, et que doit
disposer absolument chaque musicien de musique andalouse, et de chanter le premier ver suivi du matlaâ. Un exercice de mémoire dont la "Chikha" Imêne a exalté, puisqu'elle commençait à chanter
les pièces une par une dès la prononciation de leur titre, sans même regarder les paroles. Ce qui m'amène à la troisième raison pour laquelle elle mérite ce surnom, sa connaissance par cœur des
poèmes de la sanaâ, et des Hwaza. Alors convaincu ou pas ? A vous de trancher.


Pour moi, cette soirée inoubliable est déjà fini, mais pas pour autant. Une fois allongé au lit, je reçois un SMS à cette heure tardive... Qui
cela peut bien être ? Ah cette fois-ci vous n'avez pas vu juste, il s'agit de ma cher fiancé Kawther, propriétaire et animatrice de ce merveilleux blog, le plus riche de la musique andalouse, et
qui me souhaitait une bonne nuit ! Merci ma chérie, mais cela est une autre histoire.. Depuis nous nous sommes mariés et est devenue ma femme ou plutôt MA "Chikha", parce que ses talents en la
matière n'ont rien à envier aux autres "Chikhates". Et elle a toute ma fierté, mon estime et mon soutien !


Bravo alors à ces "Chikhates" chacune dans leur domaine pour les efforts qu'elles fournissent pour le rehaussement de notre culture et nos
valeurs.



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