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Andaloussiate

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Détails sur la soirée des Airs Andalous du 05/12/2009

Publié par Andaloussiate sur 7 Janvier 2010, 23:02pm

Catégories : #Manifs Culturelles & Festivals

 airsand

L’association des Airs Andalous de Paris, sous la direction de Abdelkrim Bensid a animé un concert le 05/12/2009 à Orly en France dans le cadre de la 2ème édition des nuits méditerranéennes, et le blog Andaloussiate a le plaisir de vous faire partager ce délice musical, car les efforts de cette association se font sentir à chaque occasion.

Au programme, une nouba Sika bien colorée, avec un 1er  Msedder (peu interprété) « Aâlach ya qouleybek aâliya kaçi », appris de Cheikh Ahmed Piro, qu’il aurait lui-même appris chez Sbiaâ Fquih, à la tradition de Mohamed Bensmaine (fondateur de l’association El Andaloussia d’Oujda en 1921), nous révèle le chef d’orchestre des Airs Andalous.


mcader sika airs

« Ya ness ma taâdirouni » était le 2ème Msedder de la soirée, suivi du Btayhi « Zada el houbbou wejdi », Derj « Faha el banafsedj », Nsraf 1 « Aâbqat fi erriyadh elazhar » (version Cheikh Abderrahmane Sekkal), Nsraf 2 « Laqaytouha fi tawafi tes’aâ », Nsraf 3 « Saraq el ghosnou », Nsraf 4 sous forme de Qadriya « Ya ghosna ennaqa », et à la fin des Mkhaless.

 

Au programme de la 2ème partie de la soirée, une belle série composée de trois Hwazas :

- « El Aid El Kbir Wel ferdja fi bab el djiad », un hawzi peu connu de Ahmed Bentriqui, et dont la mélodie a été transmise par feu Cheikh Amine Mesli, et que l’association a travaillé l’année dernière avec Dr Yahia Ghoul lors de sa participation à un concert donnée par les Airs Andalous le 15/12/2008.

- « Achqak yetmenna » de Mohamed Benmsayeb (transmis par Cheikh Amine Mesli).

- « Batel tloumouni ya nass », version Cheikh Rédouane.

 

Pour ceux qui n’ont pas assisté à la soirée et qui veulent découvrir ces petites merveilles, l’association a mis à notre disposition 2 liens pour télécharger la soirée :

1ère partie : Nouba Sika

2ème partie : Hawzi


 

(Nous remercions Mr Abdelkrim Bensid pour sa collaboration)

Commenter cet article

Mehdi 11/03/2010 10:33


morceaux bizares et une interpétation douteuse.
malheureusement vous préférez continuez dans votre délire que demander coneil aux chouyoukh de tlemcen et d'oran.
Mehdi



mehdi 27/01/2010 11:34


Merci pour ce supplément d'informations.
je ne suis pas déçu, je n'ai pas dit qu'il y avait des chercheurs au Yafil, mais des gens qui se sont penchés sur cette musique et qui ont publié. Contrairement à certains qui disent avoir fait des
recherches, avec des "pièces rares", qui ont tout transcrits sur partitions, avec du matériel super-moderne... et tout le tralala. Bref, qui prétendent avoir tout compris et qui dénigrent ceux qui
ne sont pas de leur avis.
Bonne continuation.


Youssef 25/01/2010 14:47


Il y aurait grosso modo deux directions dans l'étude du répertoire. Celle qui postule que cette musique a ou aurait une "origine" bien précise et qui espère trouver des "solutions" aux questions
que se posent les musiciens dans la consultation des anciens traités (traités qui il faut le reconnaître n'ont rien à voir avec le répertoire ni au niveau des textes, ni au niveau des rythmes, ni
au niveau des modes, ... ) Il faut donc une sacré dose d'imagination pour rattacher la pratique des 9ème_13ème siècle à celle des 18ème, 19ème 20ème et 21ème qu'on connait à travers les
enregistrements et les transcriptions -même si l'on doit décoder certains aspects-. Cette voie est celles des "chercheurs de bibliothèque", des "zyriabistes" sourire). Elle ne saurait être crédible
ni être fructueuse si on ne la met pas en rapport avec le répertoire actuel. C'est souvent aussi celle des chercheurs "en poste" rémunérés et diplômés. Et beaucoup font du très bon travail! Mais
l'étude d'un passé hypothétique ne génère pas toujours une vision claire de l'avenir (musical), c'est peut-être un reproche. (Hypothétique vu les nombreuses influences que peut subir la pratique
musicale et on peut mesurer cela en temps réel dans notre musique actuelle : influence par contact avec les autres musiques, influence par la technologie, par les innovations, par l'évolution des
instruments, etc.) Quelque part la démarche des "zyriabistes" est biaisée car basée sur de nombreux paramètres difficilement vérifiables. L'autre voie serait de tirer des enseignements puisés dans
la pratique: Remonter au plus loin dans le temps en se basant sur des documents sonores ou des documents écrits qui se rapportent à la pratique actuelle, etc. L'idée serait de ne pas se focaliser
sur le passé et d'admettre une fois pour toute que cette musique évolue irrémédiablement (comme toute musique), que la musique appartient à ceux qui la pratiquent (le musicien et son public) et
c'est à eux de décider de son avenir. L'étude de son évolution récente et l'analyse des "orientations" que certains musiciens de renom lui ont imposées peut nous renseigner sur la "cohérence" de
cette "évolution". (Et pour ce qui nous intéresse il y a plein de choses à dire sur le répertoire d'Alger et sur celui de Tlemcen) Tout l'intérêt de l'étude des répertoires serait de baliser le
chemin pour une évolution "controlée" (pour évoluer sans perdre ses repères; c'est fondamental)pour entrevoir, le cas échéant, un retour si l'on juge qu'il y a eu "égaremment"). Il n'y a pas de mal
à reconnaître ses erreurs et son "incompétence" du moment. Tout le monde cherche, tout musicien peut se "tromper". Personne n'en sait plus que les autres. Ce n'est pas une raison de prôner
l'immobilisme et le conservatisme plus que douteux (on a vu ce que pouvaient se permettre certains "conservateurs") Rouanet qui avait côtoyé les derniers Maalem de cette musique et qui avait
partagé leur inquiètude avait lancé un cri d'alarme. Il disait, presque catégorique: "cette musique va disparaître faute de... musiciens." La choukchouka actuelle avec le crépuscule des maîtres,
les réincarnations zyriabiennes, maestriesque, professoresques, ustedesques...les divates, les , les, l'aube d'une Nouba Milkshakesque, le mafqudesque, ... ne lui donneraient-il pas raison quelque
part? Merci, Mehdi, pour les compliments, mais désolé de vous décevoir, il n'y a pas de "chercheurs" au sein du groupe Yafil. Comme on a pas trouvé d'équivalent dans le dico; on peut toujours opter
pour "chercheur-indépendant" titre que peut revendiquer tout amateur. Comme disait un autre membre du groupe Yafil, quand tu as connu un cheikh de la trempe de ceux qui ont contribué à faire de la
musique ce qu'elle est : "hata wahad ma yakhal3ak !" Il reste du chemin à faire, il n'y a pas de contribution minime quand on parle du terrain. Merci à andaloussiate, à tous les sites et blogs...
et ne vous en faîtes pas toute cette matière est amplemment "exploitée" par les chercheurs, les vrais. Tant mieux pour la musique. Youssef


mehdi 25/01/2010 11:34




le mot "chercheur" devrait être utilisé avec la plus grande des précautions. Ces dernières années on entend, un peu partout dans les médias, "l'éclosion de talentueux chercheurs". Il est utile de
définir le sujet, et mettre "un bémol" aux prétentions de certains.
L'exercice du métier de chercheur repose sur des exigences d'innovation, d'imagination mais aussi de réflexion, de savoir-faire, de connaissances, et de capacités techniques.

Pour communiquer et archiver les résultats obtenus, le chercheur les publie, entre autres dans des revues spécialisées dans son domaine d'activité. Avant publication, les articles sont soumis à
un comité de lecture. Ce comité est lui-même constitué de chercheurs travaillant sur des questions connexes.


La première étape du chercheur est de préparer une thèse pour obtenir un doctorat. Le grade de docteur est obtenu après présentation d'un travail de recherche original devant un jury académique
constitué au sein d'un établissement d'enseignement supérieur. Le chercheur doctorant peut réaliser ce travail au sein d'un laboratoire de recherche d'un établissement public ou d'une entreprise
en collaboration avec un ou des chercheurs du monde académique.


Abordons maintenant la recherche scientifique. Elle désigne en premier lieu l’ensemble des actions entreprises en vue de produire et de développer les connaissances scientifiques.


La musique traditionnelle citadine, telle que nous la connaissons aujourd'hui a-t-elle des bases scientifiques? A part quelques bribes, j'en doute. Donc même si les conditions et le cadre de
travail, sus-cités, seraient réunis, y a-t-il vraiment un quelconque savoir scientifique à chercher?


Un grand merci au Groupe Yafil qui a publié ses travaux reléguant les chercheurs (et autres musicologues -un autre gros mot qu'on hésite malheureusement pas à utiliser dans le domaine de la
musique traditionnelle citadine) dont on parle si souvent à de simple fantômes (qui amusent la galerie).


PS: les définitions citées plus haut sont tirées de Wikipedia.










Youssef 23/01/2010 11:20


Nous disons "prudence" et personne n'a dit "hermétique". Nuance, les outils existent alors on s'en sert...en les modifiant d'abord. Erlanger (ou les autres) n'a pas "tout" compris. Il a compris ce
qu'on lui a donné à comprendre. (Et ses articles ne sont pas tous de lui, et c'est aussi valable pour Rouanet... sans entrer dans une polémique.) Quant aux ouvrages et traités anciens sur la
musique ils ne serviront qu'à postériori = il faut d'abord découvrir les choses sur le terrain de notre musique pour ensuite espérer trouver une confirmation dans les traités. C'est un peu comme
pour la religion et la science quand l'argument "c'était écrit dans le Livre" est mal utilisé. En général c'est quand le chercheur trouve quelque chose sur les secrets de Dame Nature qu'il arrive
que son résultat "décode" certains versets... C'est dire combien la lecture de ces traités est pénible ... il ne faut s'y engager que si l'on sait déjà ce qu'on espérer y trouver et si on trouve on
n'est pas plus avancé!! Mais bon on s'éloigne du sujet et là ça commence vraiment à produire de l'"exotisme" sur ce blog qui n'a pas cette vocation d'éplucher la musique. Donc rendez-vous sur le
contact du site YAFIL pour poursuivre cette discussion. Bonne continuation Youssef


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